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La
Caille
Peinte
(Excalfactoria
chinensis),
également connue sous les noms de Caille
Peinte de Chine
ou
Caille
de Chine,
est une espèce d'oiseau appartenant à la famille des
Phasianidae, de l'ordre des Galliformes.
De
toutes les cailles, cette espèce en est la plus petite.
Description
:
La Caille de Chine mesure entre 11 et 15 cm pour
un poids de 40 grammes environ.
A
l'état sauvage, les mâles se caractérisent par
un plumage des parties supérieures d'un brun terne moucheté
de noir, d'une poitrine et de flancs gris-bleu tandis que le
ventre et l'arrière des flancs reste brun-roux.
Le
menton est noir, orné d'un fer à cheval blanc.
La
femelle, plus terne, est d'un aspect général brun
moucheté de petites taches marron et beige.
En
milieu domestique, il est possible de la rencontrer dans des
mutations blanche,
argenté, brune et noire.
Alimentation
:
Lorsque le mâle trouve un petit
insecte, il le tient en évidence dans son bec, se dresse et
lance un appel répété à la femelle qui
accourt, le reçoit et le mange. À ce moment,
celle-ci produit une fiente pâteuse qui est consommée
par le mâle. Tout en contribuant à l'alimentation de
la femelle en période de ponte, il semble que ce
comportement d'échange resserre les liens du couple. Il est
aussi possible que la coprophagie d'une fiente partiellement
digérée restitue au mâle une partie des
éléments nutritifs indispensables (vitamines en
particulier) dont il se prive pour alimenter la femelle.
En
captivité, la Caille de Chine peut être nourrie avec
des graines pour oiseaux exotiques.
Elle apprécie
aussi les vers de farine et le pissenlit.
Comportement
social :
La Caille de Chine se rencontre par
couples ou en famille de cinq ou six individus. Comme la plupart
des cailles, elle répugne à s’envoler,
préférant courir entre les tiges herbacées en
profitant de sa petite taille. Si elle est forcée, par un
chien par exemple, elle décolle brutalement, vole
rapidement en ligne droite sur quelques mètres et se repose
immédiatement dans la végétation où
elle détale à toute vitesse. La nourriture consiste
en petites graines de graminées et en menus insectes.
Voix
:
Les
deux sexes émettent un doux sifflement assez plaintif,
tii-tii-tiou, la dernière syllabe plus basse que les deux
autres. Cette caille chante plutôt à la tombée
de la nuit mais elle peut chanter toute la journée et même
la nuit en début de saison de reproduction. D'un naturel
discret, le mâle est sujet à des chants plus
fréquents et mélodieux que la femelle, notamment
durant les parades, les offrandes d'insectes ou pour retrouver un
compagnon.
On dit qu'il pituite,
courcaille.
Reproduction
:
La Caille de Chine est monogame et les liens du
couple sont très étroits. Le nid, parfois dômé,
est une petite cavité aménagée au sol,
délimitée avec des herbes et des racines. Il est
construit par la femelle, le mâle se contentant de collecter
des matériaux. Les jeunes sont matures vers l’âge
de deux mois et sont capables de se reproduire l’année
de leur naissance. La durée d'incubation est de 16 à
18 jours. La femelle pond 4 à 6 œufs par couvée.
Répartition
:
Cette espèce a une très large
répartition géographique qui s’étend en
Inde, au Népal, au Sri-Lanka, aux îles Nicobar, au
Myanmar, en Thaïlande, dans le sud-est de la Chine, à
Taiwan, à Hainan, en Indochine, en Malaisie, aux
Philippines, dans toute l’Indonésie, en
Nouvelle-Guinée et en Australie. Elle a été
introduite aux Mariannes (Guam), à La Réunion et à
l’île Maurice.
Habitat
:
La Caille de Chine
est typiquement une espèce de basse altitude mais elle été
signalée à 1300m dans les îles de la Sonde, à
2000m dans le sud de l’Inde et à 2400m d’altitude
au Sri Lanka.
Elle se rencontre dans les champs de riz, les
chaumes, les friches, les prairies humides, les rives
broussailleuses
des fleuves et rivières, les coteaux
couverts de fougères.
Statut
et Conservation :
Bien que largement répartie,
la Caille de Chine est considérée comme peu commune.
Elle est très rare en Thaïlande, où pourtant
David-Beaulieu la disait commune au Tranninh. Elle est devenue
assez rare au Sri lanka, où elle ne se rencontre plus que
dans les prairies à l’est de l’île, et en
Inde. Sarker n’a plus confirmé sa présence au
Bangladesh en 2001. Elle demeure très localisée en
Australie. En de nombreuses régions, la diminution de la
surface d’habitat favorable, en raison du drainage des
prairies humides et des changements de méthodes culturales,
est une menace pour la survie de cette espèce.
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